Qui est Severine Meny ? La plupart d’entre nous la connaissent comme l’épouse du champion Sébastien Loeb, mais Sévérine Mena est un peu plus que ça. Elle est aussi la mère d’une fille et un cintre de conducteur.
Fille d’un pilote
Sévérine Meny voit le jour le 12 décembre 1977. Dans la famille, la passion pour les moteurs n’est pas un hasard : son père, Richard Meny, s’illustrait déjà sur les spéciales en tant que pilote de rallye, tout en tenant un garage automobile. Dans cet univers où l’odeur de l’essence et la mécanique rythment les conversations, la jeune Sévérine se familiarise tôt avec les véhicules. Adolescente, elle reçoit un scooter, symbole d’indépendance et premier frisson de conduite. Dès lors, rien d’étonnant à ce que l’automobile prenne une place centrale dans sa vie d’adulte.
En 2007, une nouvelle page s’écrit avec la naissance de Valentine, leur fille. Une génération de plus marquée par la passion de la route.
Sa rencontre avec Sébastien
Le destin aime les détours. En 1996, alors que Nancy accueille la finale du Rallye Jeunesse de la fédération, Sévérine croise pour la première fois Sébastien Loeb. Un détail attire son attention : la boucle d’oreille qu’arbore le jeune pilote. « C’est la première chose qui m’a frappée », confie-t-elle. Pourtant, ce moment ne débouche sur rien d’immédiat : chacun poursuit sa route.
Trois ans plus tard, nouvelle édition du Rallye, nouvelle chance. Cette fois, Sébastien n’est là que pour soutenir un ami. Un proche commun, flairant peut-être le potentiel de cette rencontre, les présente. L’histoire prend alors une tournure différente : de simples connaissances, ils deviennent complices. Ce lien discret finit par se transformer en histoire partagée.
Ils se marient en 2005, mais ce choix n’a rien d’un conte de fées traditionnel. Sévérine le dit sans détour : les cérémonies ne sont pas vraiment le point fort de Sébastien. Pas de demande officielle, pas de mise en scène émouvante, simplement le désir de réunir famille et amis pour une fête sincère. Pour Sébastien, la famille reste le cœur du sujet. « C’est moi qui voulais un mariage, pour rassembler tout le monde et faire une belle fête », raconte-t-elle simplement.
Deux ans après leurs noces, Valentine voit le jour. Dès ses premières années, elle partage les balades en voiture avec son père, comme pour transmettre cette passion filiale pour la conduite, ce goût de la route.
Ce qu’elle pense de son homme
Quand on demande à Sévérine ce qui la marque chez Sébastien, elle ne tourne pas autour du pot : « Sébastien n’est pas romantique du tout. » Mais derrière cette absence de déclarations enflammées se cache un homme plus nuancé qu’il n’y paraît. Sévérine reconnaît chez lui une vraie sensibilité, même si Sébastien préfère garder ses émotions bien à l’abri. Elle se souvient d’un seul moment où il a laissé tomber le masque : en 2004, lors de sa première victoire avec Citroën, les larmes lui échappent, furtives mais sincères.
Sébastien ne s’attarde pas sur les mots doux, mais il sait trouver d’autres façons de témoigner son attachement. Pour les 30 ans de Sévérine, il lui offre une Lotus Elise, un cadeau qui dit tout de leur univers commun. Le jour du mariage, il privatise un circuit et une voiture, une façon bien à lui de célébrer leur union.
Si certains cherchent les bouquets de fleurs ou les lettres d’amour, chez eux, c’est l’adrénaline et le bruit des moteurs qui tiennent lieu de langage. Une histoire qui roule, sans fioritures ni clichés, mais avec une complicité construite sur la passion partagée et l’authenticité du quotidien.

