Une trajectoire qui s’écrit entre trois continents, une fortune qui fait tourner les têtes, et un nom qui a marqué l’industrie automobile comme peu d’autres ces vingt dernières années. Carlos Ghosn, personnage à la fois admiré et controversé, ne se contente pas d’un simple CV : il incarne une saga industrielle hors norme.
Fortune : 120 millions $
Âge : 66 ans
Date de naissance : 9 mars 1954
Pays d’origine : Liban
La jeunesse de Carlos Ghosn
Carlos Ghosn voit le jour le 9 mars 1954 à Porto Velho, au Brésil, au sein d’une famille d’origine maronite libanaise. Son père, Jorge, fait carrière dans le commerce de diamants et dans l’aéronautique. L’enfance de Carlos commence par un épisode difficile : à deux ans, une maladie contractée après avoir bu de l’eau contaminée pousse sa mère à quitter Porto Velho pour Rio de Janeiro. Puis, à six ans, nouveau départ, direction Beyrouth, où la famille retrouve la grand-mère et les sœurs de Carlos.
Son parcours scolaire le mène au Collège Notre-Dame de Jamhour, un établissement jésuite reconnu au Liban. Par la suite, il poursuit ses études préparatoires à Paris, au Collège Stanislas, puis au Lycée Saint-Louis. En 1974, il décroche son diplôme d’ingénieur à l’École Polytechnique, puis enchaîne avec l’École des Mines de Paris, dont il sort diplômé en 1978.
La carrière de Carlos Ghosn
L’histoire professionnelle de Carlos Ghosn débute en 1981, lorsqu’il devient directeur d’usine à Puy-en-Velay, en France. Trois ans plus tard, il prend la tête de la recherche et du développement pour les pneus industriels chez Michelin. En 1985, il traverse l’Atlantique et devient à 30 ans le responsable des opérations sud-américaines de Michelin.
De retour à Rio de Janeiro, il fait face à une mission de taille : redresser une filiale en difficulté, frappée par l’hyperinflation brésilienne. Il relève le défi, rapporte directement à François Michelin, et marque un premier tournant dans sa carrière.
En 1989, il prend la direction de Michelin Amérique du Nord à Greenville, en Caroline du Sud, et, l’année suivante, devient PDG de la branche. Il pilote alors la fusion avec Uniroyal Goodrich Tire Company et orchestre la restructuration du groupe.
En 1996, Renault le repère. Ghosn rejoint le constructeur français en tant que vice-président exécutif, supervisant achats, recherche avancée, ingénierie, développement, production du groupe motopropulseur et fabrication. Il prend également la responsabilité de la division sud-américaine au sein du groupe Renault au Mercosur.
Plus d’infos
L’année 1999 marque un virage pour l’industrie automobile mondiale. Renault et Nissan fondent l’Alliance Renault-Nissan, et Renault prend 36,8 % du capital de Nissan. La même année, Ghosn est propulsé sur le devant de la scène et mène la transformation de Nissan, alors en grande difficulté.
En mai 2005, il devient Président-Directeur Général de Renault, cumulant les fonctions de dirigeant des deux groupes. À partir de 2007, il engage la Renault-Nissan Alliance dans le développement des véhicules électriques à grande échelle, avec un investissement annoncé de 4 milliards d’euros (plus de 5 milliards de dollars). Sous sa direction, la stratégie zéro émission entre dans une nouvelle dimension.
En février 2017, Ghosn annonce son départ de la direction de Nissan, effectif au 1er avril. Malgré les tempêtes qui suivront, ses actifs sont évalués à environ 120 millions de dollars en 2021.
Les forces
Certains moments de la carrière de Carlos Ghosn témoignent de son impact et de sa reconnaissance sur la scène internationale :
- Le titre de « Père de l’année » décerné par une association japonaise en 2001, puis par l’édition asiatique du magazine Fortune en 2003
- Le magazine Quarterly CEO qui le classe parmi les dirigeants les plus respectés en 2010
- Son élection comme membre international de la Royal Academy of Engineering en 2013
Résumé
Carlos Ghosn a dirigé la Renault Nissan Mitsubishi Alliance, un partenariat stratégique construit autour d’une architecture complexe d’acquisitions croisées. Sa réussite spectaculaire dans le redressement de Nissan lui a valu le titre d’homme d’affaires asiatique de l’année par le magazine Fortune en 2002. À l’aube des années 2020, sa fortune est estimée à 120 millions de dollars.
- Carlos Schlank Helu Fortune 2021/ Homme d’affaires
- Romain Grosjean Fortune 2021/ Chauffeur
- Ryan Friedlinghaus Assets/PDG de Westcoast Customs
Qu’on l’admire ou qu’on le critique, Carlos Ghosn demeure l’un des rares dirigeants à avoir bouleversé autant d’empires industriels. Sa fortune, comme son histoire, laisse en suspens la question de ce que réserve la suite pour ce stratège insaisissable.

