Les meilleures voitures affichant moins de 117 g de CO2 par km

75 %. C’est la part de voitures neuves vendues aujourd’hui en France qui affiche moins de 140 g de CO2 par kilomètre. Il y a cinq ans, ce chiffre plafonnait à 40 %. Plus frappant encore : la moitié des véhicules neufs passent désormais sous la barre des 120 g/km. La France, forte d’une émission moyenne de 133 g de CO2 par km, surclasse ses voisins européens. Un basculement qui ne doit rien au hasard.

Moins de CO2 émis par km

L’ADEME met en avant la mécanique vertueuse du Bonus/Malus : ce dispositif a poussé de nombreux automobilistes à opter pour un modèle neuf moins polluant. S’y ajoute la prime à la casse, qui a nettement accéléré le renouvellement du parc. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2009, les ventes de voitures neuves ont bondi de 10 %. Depuis la mise en place du bonus écologique en 2007, 2,5 millions de véhicules en ont profité.

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En tête des champions de la sobriété, le Smart Fortwo Diesel décroche la palme avec moins de 90 g de CO2/km, suivi de près par la Ford Fiesta et la Seat Ibiza. Côté essence, c’est la nouvelle Toyota Prius qui s’impose, talonnée par la Toyota IQ et la Honda Insight. Dix modèles franchissent désormais la barre symbolique des 100 g de CO2/km, obtenant la fameuse classe A de l’étiquette Énergie/CO2. Dans le détail, huit de ces voitures roulent au diesel, deux à l’essence.

Certains constructeurs se démarquent et atteignent déjà le seuil européen de 130 g/km fixé pour 2015 : Toyota et Fiat affichent 127 g, EPI atteint pile 130 g. Renault suit d’un cheveu avec 131 g.

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Le développement du marché automobile

Le diesel recule, perdant sept points en 2009. Pendant ce temps, le GPL sort peu à peu de l’ombre, passant de 0,1 % en 2008 à 1 % en 2009. Les hybrides, eux, progressent de 16 %. On observe aussi une nette préférence des Français pour les petites voitures à essence, moins chères à l’achat et plus sobres sur le plan des émissions carbone. Pour la première fois, la moyenne des émissions des voitures à essence descend sous celle du diesel : 130 g contre 134.

Le marché ne s’est pas contenté de suivre la tendance : il l’a accélérée. L’offre de petits modèles économiques et peu polluants a littéralement explosé ces deux dernières années. En 2007, seuls 20 modèles passaient sous la barre des 110 g de CO2 par km ; aujourd’hui, ils sont 95. Quant aux voitures bénéficiant d’un bonus, leur nombre a plus que doublé : 1 156 contre 506 deux ans plus tôt.

Les constructeurs français ne sont pas en retrait. Ils proposent à eux seuls un tiers des modèles les plus sobres. Résultat : la moitié des ventes actuelles concerne des véhicules de la classe B, soit des émissions inférieures à 120 g de CO2/km.

La route vers des voitures toujours plus propres ne fait que commencer. À mesure que les lignes bougent, la France s’impose peu à peu comme le terrain d’expérimentation grandeur nature de l’automobile bas-carbone. Reste à voir jusqu’où les conducteurs, et les constructeurs, oseront pousser la baisse des émissions.