Comment bien choisir votre Tmax selon vos besoins

Dès le départ, le maxi-scooter TMAX de Yamaha a frappé un accord en Europe. En France et en Italie surtout, ils aimaient et adorent toujours le scooter premium de Yamaha, mais l’adoption des scooters premium a été un peu plus lente en Australie. Le premier TMAX a été introduit en 2001 et, depuis lors, Yamaha a vendu deux millions d’unités à différentes capacités dans le monde entier, dont une partie de ces ventes en Europe continentale. Il est facile de comprendre pourquoi ; c’est un vélo si brillant et polyvalent.

Pour 2020, Yamaha rebat les cartes avec le TMAX 560. Plus de cylindrée, plus de répondant, un look affûté sans rien perdre de la sensation premium qui a bâti la réputation du modèle. Ce scooter, s’il ne vous a jamais traversé l’esprit, mérite qu’on s’y attarde : il surclasse ses prédécesseurs par sa rapidité, son tempérament sportif et une polyvalence qui frôle l’insolence.

La fiche technique parle d’elle-même : la puissance grimpe à 46,9 ch à 7 600 tr/min, le couple atteint 41,1 Nm à 5 250 tr/min. La plage d’utilisation s’élargit, le moteur passe de 530cc à 560cc, et Yamaha annonce un gain de vitesse de pointe de 5 km/h, avec une accélération plus franche qu’auparavant.

Sur route, le TMAX se montre d’une vivacité étonnante. Ceux qui imaginent encore le maxi-scooter comme un simple utilitaire seront surpris de sentir le compteur grimper sans effort à des vitesses de croisière de 120 à 135 km/h, et même jusqu’à 177 km/h pied au plancher. Ce qui frappe le plus, c’est la réserve d’accélération à haute vitesse : le scooter relance sans mollir, là où bon nombre de concurrents peinent à suivre le rythme.

L’architecture moteur repose sur un bicylindre parallèle refroidi par liquide. Deux modes de conduite sont disponibles, à basculer d’une simple rotation de la poignée (à condition de couper les gaz) : Touring ou Sport. La différence entre les deux modes est réelle, même si elle n’est pas abyssale. Le mode Touring, utilisé l’immense majorité du temps, offre une réponse douce et rassurante, idéale au quotidien.

La dotation électronique embarque également un contrôle de traction et des aides à la conduite pensées pour la route. Parmi les évolutions marquantes de ce millésime : l’alésage gagne 2 mm, passant à 70 mm, la cylindrée suit (560 cc), mais ce n’est pas juste une question de volume. Soupapes d’admission plus larges, bielles inédites, vilebrequin allégé, nouveaux arbres à cames, pistons forgés : Yamaha a revu toute la mécanique. Le double équilibrage assure toujours la douceur du bloc.

L’augmentation de puissance et de cylindrée génère plus de chaleur : Yamaha a donc installé un radiateur plus massif et optimisé la circulation du liquide de refroidissement. Malgré cette évolution, la capacité du circuit a été réduite grâce à un cheminement plus direct. La transmission CVT, toujours automatique, reste un modèle d’agrément pour les trajets urbains ou périurbains.

L’embrayage engage désormais à 4 000 tr/min (contre 4 300 auparavant) et les rapports de la transmission ont été raccourcis, renforçant la sensation sportive. Pour répondre aux exigences Euro 5, Yamaha a développé un nouvel échappement à double catalyseur, plus rigide et plus fin, ce qui allège l’ensemble. Filtre à air, boîtier de papillon et injection sont également nouveaux.

Le son du TMAX, déjà reconnaissable, gagne en caractère : un peu plus rauque, plus affirmé. Malgré l’embonpoint mécanique, le poids ne prend qu’un kilo, notamment grâce à l’échappement allégé.

Autre point fort : la consommation annoncée baisse d’environ 10 % malgré les performances en hausse. Yamaha promet 4,8 L/100 km, pour une autonomie théorique de 310 km avec le réservoir de 15 litres. Dans la réalité, ce chiffre dépendra de la vigueur de votre poignet droit : lors de nos essais, la moyenne monte facilement, mais sur un usage sage, les promesses sont tenues. Pour mémoire, l’ancien modèle pouvait déjà descendre sous les 5 L aux 100, donc la progression existe.

Pour 2020, la suspension a également évolué. Quand Yamaha a repensé le TMAX en 2017, ils avaient privilégié la sportivité : poids réduit, moteur avancé dans le châssis, angle de chasse plus refermé, suspension neuve, bras oscillant revu. Cette année, la marque affine encore les réglages : amortissement retravaillé, ressorts raffermis à l’avant comme à l’arrière, et configuration plus ferme, sans tomber dans l’excès.

Résultat : le confort reste digne d’un scooter haut de gamme, même sur autoroute ou chaussée abîmée. La tenue de route impressionne, avec une grande facilité pour « jeter » le TMAX en courbe malgré ses 220 kg. Sur routes de montagne, on peut sans peine faire racler la béquille centrale dans les virages, et certains motards sur machines classiques risquent d’être surpris de voir un scooter les précéder dans les enchaînements serrés.

La stabilité est bluffante pour un deux-roues chaussé en 15 pouces. Même sous la pluie, le TMAX reste serein : le retour d’info du train avant rassure, et les pneus Bridgestone tiennent leur promesse, que la route soit sèche ou détrempée.

Le revers de la médaille, c’est une certaine fermeté sur les pavés ou les chaussées très abîmées. Sur les pires revêtements, la fin de course de la suspension se fait sentir, plus sèche, surtout sur la version standard (la précharge est ajustable uniquement sur le modèle Tech). Mais dans l’ensemble, même après une longue journée en selle, la fatigue reste maîtrisée : on sent l’attachement de Yamaha au confort du pilote.

Le freinage ne change pas cette année, mais il demeure très efficace. Sans embrayage, le frein arrière se commande à la main gauche : il devient vite un réflexe utile. L’ABS, présent d’office, intervient sans excès, et un frein de parking est prévu pour sécuriser l’arrêt sur pente.

Le modèle Tech se distingue avec quelques raffinements bienvenus. On y trouve un pare-brise à réglage électrique, qui transforme l’expérience sur voie rapide. Une fois relevé, il isole vraiment le pilote du vent, enveloppant le haut du corps dans une bulle de silence. Les plus grands pourront même regarder par-dessus, les autres ajusteront la hauteur à leur guise. Un exemple : sur un trajet autoroutier, lever la bulle de quelques centimètres suffit à supprimer la majorité des turbulences, sans altérer la visibilité.

Le régulateur de vitesse, simple à manipuler, s’apprécie dès que les kilomètres s’enchaînent. Sous la selle, le volume de rangement accepte sans difficulté un sac de taille généreuse ou deux casques jet. Voyager avec le TMAX n’a donc rien d’utopique.

Le siège reprend la forme du modèle précédent : vaste, accueillant, avec un bon maintien lombaire à l’avant de la selle passager. Seul bémol : en toute fin de journée, on ressent le besoin de changer de position pour soulager les points d’appui. Rien de rédhibitoire, mais les longues journées laissent quelques souvenirs à l’arrière-train.

Côté sécurité, le contrôle de traction et l’ABS sont présents sur toutes les versions, mais ils ne gèrent pas l’angle d’inclinaison : ici, pas d’IMU sophistiquée. Quand l’antipatinage agit, tout se fait en douceur, et oui, il peut arriver que ça s’active sur des passages humides ou des bandes blanches.

En plus du pare-brise électrique et du régulateur, la version Tech MAX propose les poignées et la selle chauffantes, la suspension arrière réglable, quelques retouches esthétiques, et la connectivité My TMAX. Ce système permet de suivre ses trajets, la vitesse, l’angle pris en courbe, et sert aussi de tracker géolocalisé.

Yamaha propose également plusieurs packs d’accessoires adaptés à différents usages. Voici ce que l’on retrouve dans l’offre :

  • Un pack Sport qui comprend dossier, platines repose-pieds, support de plaque et pare-brise court.
  • Un pack Urbain avec top-case, fixation, dossier et supports de barre polyvalents.
  • Un pack Hiver incluant poignées chauffantes, tablier et déflecteurs de main.

En option, Akrapovic propose des silencieux spécifiques, dans deux finitions différentes, et Yamaha propose aussi de nombreuses personnalisations cosmétiques. De quoi trouver chaussure à son pied, selon son usage ou ses envies de personnalisation.

La Yamaha TMax 560 fait face à une concurrence féroce dans la catégorie Maxi-Scooter 2020 Yamaha TMAX 560 Caractéristiques

Yamaha TMAX, Spécifications techniques
Moteur
Type 2 cylindres parallèles, refroidi par liquide, 4 temps, DACT, 4 soupapes
Déplacement 562
Alésage x course 70,0×73,0 mm
Taux de compression 10. 9:1
Puissance maximale 35,0 kW à 7 500 tr/min
Couple maximal 55,7 Nm à 5250 tr/min
Système de lubrification Carter sec
Système de carburant Injection carburant
Système d’allumage TCI/LMAR7G
Système de démarrage Démarreur électrique
Transmission Courroie en V automatique
Consommation de carburant 4.8l/100 km
Émissions de CO2 112g/km
Châssis
Suspension avant Fourche télescopique
Voyage avant 120 mm
Suspension arrière Bras oscillant (suspension de liaison)
Débattement arrière 117 mm
Frein avant Frein hydraulique à disque double, Ø267 mm
Frein arrière Frein hydraulique à disque simple, Ø282 mm
Pneus avant 120/70R15M/C 56H Tubeless
Pneus arrière 160/60R15M/C 67H Tubeless
Dimensions
Longueur totale 2 200 mm
Largeur totale 765 mm
Hauteur totale 1 420 mm, 1 555 mm (pare-brise réglable)
Hauteur du siège 800mm
Empattement 1 575 mm
Garde au sol min. 125 mm
Poids humide (y compris plein réservoir d’huile et de carburant) 218 kg
Capacité de carburant 15 L
Capacité d’huile 3,50 L
RRP 16 599$ Rouler À l’extérieur

Quelle assurance scooter choisir pour son TMax ?

Avant de vous décider sur le modèle Yamaha TMAX qui vous accompagnera, il vaut la peine de réfléchir à l’assurance qui couvrira votre maxi-scooter. Au-delà du plaisir de conduite, la puissance de la machine influe directement sur le prix de l’assurance. Si votre choix est arrêté, il reste à comparer les offres des principaux assureurs, à l’image de celle-ci : https://www.april-moto.com/assurance-scooter/.

Différentes formules d’assurance existent, chacune adaptée à votre situation :

  • Pour un TMAX d’occasion, évitez de vous contenter d’une formule au tiers. Ce contrat ne couvre que les dommages causés à autrui, sans rien pour vous si vous êtes responsable d’un accident ou en cas de délit de fuite.
  • Pour une prise en charge complète, la formule tous risques s’impose. Vous serez alors protégé en cas d’accident responsable comme non responsable.
  • Si votre scooter a déjà vécu et que vous choisissez une assurance intermédiaire, veillez à prendre au moins la garantie corporelle du conducteur. En cas d’accident grave, cette garantie permet de couvrir des frais médicaux, d’adapter le logement ou de compenser une perte de revenus pour vous ou vos proches.

Comparer les contrats reste la meilleure façon de faire le bon choix. Une fois la décision prise, sachez que le délai de rétractation est de 14 jours. Ensuite, toute modification de contrat devra attendre la première échéance annuelle. Prenez donc le temps d’examiner chaque détail… car ce scooter mérite une assurance à la hauteur de sa mécanique et de vos exigences.